Epidémie de Dengue en Côte d’Ivoire: déjà 2 morts

L’Institut National d’Hygiène Publique () a lancé le samedi 1er juin 2019, à une opération contre une épidémie de Dengue en Côte d’Ivoire.

Cette opération, selon Pr Joseph Bénié Bi Vroh va s’étendre à tout le District d’Abidjan où une épidémie de Dengue sévit depuis quelques temps. « A la date du 31 mai 2019, nous avons enregistré 130 cas de Dengue confirmés dont 76 dans la seule commune de Cocody, soit 58% des cas.

Président du syndic des habitants de Caféier 1, , a abattu les bananiers de son petit jardin, la plante constituant un réservoir potentiel de larves avant le lancement de la pulvérisation d’insecticides par le directeur général de la Santé, Pr Mamadou Samba.

A LIRE AUSSI : Gueye Tara : le portrait de miss Côte d’Ivoire 2019

“J’invite les habitants à réserver un bon accueil à nos équipes et ceux de Caféier à poursuivre la sensibilisation”, a-t-il dit. La sensibilisation porte sur l’assèchement des flaques d’eau, le changement, tous les deux jours de l’eau des pots de fleur, la vidange de toutes les retenues après chaque pluie et une bonne fermeture des récipients de stockage d’eau.

« A ce jour, également, il y a eu deux décès liés à cette maladie »

Cette campagne a démarré à Bingerville après une phase de sensibilisation des populations sur le danger de toutes sortes de retenues d’eaux claires, gîtes larvaires, selon le directeur général de l’INHP, . La campagne de démoustication s’étendra sur l’ensemble du territoire national concomitamment avec la distribution de moustiquaires imprégnées.

Épidémie de Dengue en Côte d’Ivoire: 2 décès

Des cas suspects de dengue ont été notifiés pour la première fois le 22 avril 2017 et confirmés par le laboratoire de l’Institut Pasteur le 28 avril 2017. Au 11 juillet 2017, 623 cas suspects, dont deux mortels avaient été notifiés. Au total, 192 cas avaient été confirmés cette année-là.

ALIRE AUSSI : Suspension des salaires des enseignants en Côte d’Ivoire : la COSEFCI prépare la riposte

Les symptômes de la maladie sont une forte fièvre, des rougeurs et des douleurs musculaires et articulaires, une fatigue intense, un manque d’appétit, des maux de tête. Les cas graves peuvent être caractérisés par de sévères hémorragies avec choc septique, potentiellement mortelles. Sur l’ensemble du District.  A ce jour, également, il y a eu deux décès liés à cette maladie », a précisé Pr Bénié.

 Par ailleurs, il  a expliqué que les bananiers constituent un véritable gîte larvaire rappelant qu’une loi coloniale de 1933 interdisait formellement  les plantations de bananiers en agglomération parce que « ça entretient les moustiques ».