Fraternité Matin : 123 employés soupçonnés d’être anti-RHDP visés par un licenciement économique

Fraternité matin
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Selon une lettre adressée à l’inspection du travail et des lois sociales de la commune d’Adjamé dont nous avons reçu copie ce mardi 20 novembre 2018, la (), éditrice de Fraternité Matin, annonce un licenciement collectif de 123 employés, dont 11 journalistes (le quart de la rédaction), 13 syndicalistes et une super Ebony, soupçonnés d’être anti-RHDP.

« Cette rupture projetée procède d’un licenciement pour motifs économiques touchant plus d’une centaine de salariés dans le cadre global d’un plan social de redressement pérenne de l’entreprise », indique la lettre. Selon la direction, un redimensionnement qualitatif et quantitatif des ressources humaines de l’entreprise est nécessaire. « Il faut permettre à la société de répondre de façon optimale aux enjeux et défis qui se posent à elle en termes de compétitivité et de rentabilité ».

Comme raisons, la direction a avancé des raisons économiques d’une part et l’inadaptation des ressources humaines selon la nouvelle vision de l’entreprise d’autre part. « La dégradation de son outil de production, le niveau pléthorique de son effectif et l’absence d’une vision stratégique clairement partagée et acceptée par tous. (…) Les moyens humains de la SNPECI, sont inadaptés à l’évolution de l’activité de l’entreprise.

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Les charges de personnel représentent 60% du chiffre d’affaire de l’entreprise en moyenne annuelle sur la période 2012-2017 et plus du tiers des charges d’exploitation », a-t-elle notifié. D’ajouté : « La stratégie de réhabilitation de l’outil de production menée au cours des dernières années s’est révélée inefficace et se traduit par une sous performance technique de l’entreprise.

Les différents audits réalisés ont confirmé la situation dégradée du matériel de production et le niveau de retard technologique du parc de production au regard des équipements modernes disponibles » La direction dit avoir agi conformément au code du travail ivoirien en ses articles 61.8 et 62.3 ainsi que des articles 87 et 90 de la convention collective interprofessionnelle. Notons que depuis un certain moment, les employés du quotidien gouvernemental multiplient leur mécontentement face à la gestion de , le directeur général, devenu chantre radical du RHDP unifié.

Les syndicats ont depuis l’annonce par le gouvernement d’un plan de redressement de 1.4 milliards FCFA, frappé à toutes les portes, notamment celle du ministère de la Communication dirigé par Sidy Touré, afin d’avoir des éclaircissements sur la gestion de ce fonds, alors que la direction a annoncé d’abord 500 millions FCFA, puis 900 millions FCFA. Soit 500 millions FCFA disparus, sans que ni l’inspection du travail, ni le ministère, ni la Primature, ni même la Présidence ne daignent vouloir se soucier du sort des travailleurs.

Roxane Ouattara

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