EDS exige « la libération immédiate et sans condition » de Jean Gervais Tchéidé

Georges Armand Ouégnin, président de EDS
Georges Armand Ouégnin, président de EDS

Dans cette tribune, Georges-Armand Ouégnin, président de  en Côte d’Ivoire exige « la libération immédiate et sans condition » de arrêté lors d’une marche à Abidjan le 22 mars 2018.

Le jeudi 22 mars 2018, à l’appel de Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté, nombreux ont été les Ivoiriens épris de paix, de justice et de démocratie à se rendre à la place des martyrs pour prendre part à la marche pacifique pour réclamer la réforme de la Commission en charge des élections en Côte d’Ivoire et pour appeler le pouvoir au dialogue avec l’opposition significative.

18 personnes sous mandats de dépôt à la

Prétextant d’un arrêté d’interdiction pris dans des conditions non requises par la loi, le pouvoir a réprimé, de façon disproportionnée, ladite marche qui n’avait même pas commencé et a interpellé une cinquantaine de personnes dont 18 ont été mises sous mandats de dépôt à la MACA pour, dit-il, « trouble à l’ordre public, actes de nature à engrainer des troubles et à jeter du discrédit sur l’autorité de l’Etat ».

17 personnes mises en liberté, à l’exception de Tchéidé Jean Gervais

Le vendredi 06 avril 2018, à l’issue d’un procès en procédure de flagrant délit, ces personnes ont été condamnées à 12 jours de prison, 5 années de perte de leurs droits civiques et 3 ans d’interdiction de séjour en dehors de leur lieu de naissance. Pour avoir passé 15 jours en détention préventive, les 18 personnes devaient donc recouvrer la liberté le même vendredi 6 avril. Mais contre toute attente, 17 personnes ont été mises en liberté, à l’exception de M. Tchéidé Jean Gervais au motif qu’il est sous le coup d’un mandat d’arrêt servi depuis le 11 mars 2013 et dont le scellé aurait été levé ce même vendredi.

L’émission de ce mandat serait motivée par les chefs d’accusation de génocide, de pillage, de financement de bandes armées, d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de viols.

Instrumentalisation de l’appareil judiciaire

Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté constate que M. Jean Gervais Tchéidé est administrateur des services financiers avec une adresse connue des services de police et de justice qui ne lui ont jamais signifié ledit mandat d’arrêt. M. Tchéidé est par ailleurs, Directeur de cabinet du président de EDS et porte parole de cette plateforme. En ces qualités il a négocié pendant trois jours de l’itinéraire de la marche avec les autorités préfectorales et policières, sans qu’aucune de ces autorités ne se souvienne du mandat d’arrêt émis depuis 2013.

Ensemble pour la Démocratie et la souveraineté s’insurge contre cette honteuse instrumentalisation de l’appareil judiciaire pour écarter de la scène politique un opposant qu’on trouve gênant.

Libération immédiate et sans condition de Tchéidé Jean Gervais

Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté, condamne sans réserve cette façon d’agir qui est de nature à décrédibiliser notre appareil judiciaire qui devrait être le pilier principal de la démocratie à la quelle le peuple de Côte d’Ivoire aspire. Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté exige la libération immédiate et sans condition de M. Tchéidé Jean Gervais et réitère ses revendications relatives à la réforme de la et la création des conditions pour des élections justes, transparentes et démocratiques en Côte d’Ivoire. Ensemble pour la Démocratie et pour la Souveraineté dénonce enfin les peines de pertes de droits civiques et d’interdiction de séjour en dehors de leur lieu de naissance abusivement infligées aux militants et cadres de l’opposition.

Fait à Abidjan, le 10 avril 2018 Pour EDS, le Président

Georges-Armand OUEGNIN