Libération des soldats ivoiriens par Bamako: pouvait-il en être autrement (Seydou Koulibaly du FPI)

Les 46 soldats ivoiriens graciés le 6 janvier 2023 par Bamako, après six mois de détention, sont rentrés le 7 janvier dans la nuit en Côte d’Ivoire. Seydou Koulibaly du FPI se prononce.

Les adeptes du Zouglou ont raison de fredonner que « yeux connaît bagage qui est lourd. »

En effet, pendant combien de temps la junte malienne pouvait encore détenir les militaires ivoiriens du 8ème contingent ?

A dire vrai, la patate chaude commençait à brûler les frêles paumes qui l’enveloppaient, tant la qualification de « mercenaires » et les chefs d’accusations d’atteinte à la sécurité de l’Etat malien et autres, frisaient une comédie de mauvais goût.

Ainsi, des soldats ivoiriens avec armes et bardas, au vu et au su de tout le monde, en plein jour, débarquèrent à Bamako ce 10 juillet 2022 dans le but de renverser Assimi Goita et ses lieutenants. Quel esprit sérieux peut-il avaler cette grosse couleuvre ?

Et pourtant, les annales de l’histoire nous enseignent que les coups fumants se déroulent en général entre 02 h et 06 h du matin. Le débarquement de la baie des cochons le 17 avril 1961 à 02 h du matin n’en est-il pas une illustration ?

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Si cette prise en otage avait pour objectif de tordre la main au Président de la république de Côte d’Ivoire, il faut reconnaître qu’il a fait flop, parce que difficile voire impossible de tordre la main à plus robuste que soit. Dans le monde et dans la sous-région, le pays de Félix Houphouet-Boigny compte et comptera.

Disons donc que « tout est bien qui finit bien » pour nos vaillants soldats.

Que peuvent représenter une condamnation à mort et une réclusion criminelle pour des consciences qui ne se reprochent rien sauf à avoir volé au secours de frères en difficulté ?

Au passage du cortège qui ramènera nos braves soldats dans la république, dans leurs familles, nous fiers ivoiriens devrons laisser éclater notre joie. La joie d’avoir mené le bon combat et de l’avoir gagné. La joie d’avoir eu le nez creux en étant du bon côté, celui de la patrie, celui de la république agressée.

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C’est dans cette optique qu’il faut saluer à sa juste valeur le magistral tweet du Président du Front Populaire Ivoirien M. Pascal Affi N’guessan célébrant la libération de nos soldats. Ce tweet aux airs d’ouf de soulagement, exprime bien la posture républicaine adoptée par le Fpi tout le long de cette crise artificielle. « La république d’abord et le reste après », tel est le leitmotiv de ce parti qui ne transige pas, qui ne ruse pas avec les valeurs.

A contrario, que les politiciens aux petits pieds, éternels pêcheurs en eaux saumâtres, qui ont crû trouver dans cet incident une opportunité de mettre en difficulté le régime Ivoirien, boivent leur honte dans le déshonneur.

𝐕𝐏 𝐒𝐞𝐲𝐝𝐨𝐮 𝐊𝐨𝐮𝐥𝐢𝐛𝐚𝐥𝐲

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