Le procès d'un vaste réseau de trafic de cocaïne a repris ce jeudi en Côte d'Ivoire. Au cœur des débats, les accusations portées contre Hussein Taan.

M. Taan est accusé de trafic international de cocaïne et de fraude fiscale. Il nie fermement les faits qui lui sont reprochés, affirmant n'être au courant ni de la saisie de deux tonnes de cocaïne à San Pedro en avril 2022, ni des agissements de Miguel Angel Devesa Mera, présumé cerveau du réseau.

Des preuves compromettantes ?

La procureure affirme que des images et des messages liés au trafic de cocaïne ont été retrouvés dans le téléphone de M. Taan, notamment dans un groupe WhatsApp intitulé « Cartel ». L'accusé réfute l'interprétation de la procureure et affirme que les messages incriminants ont été sortis de leur contexte.

L'accusation s'intéresse également à des photos de liasses de billets en euros envoyées par M. Taan à sa famille en France. L'accusé explique qu'il s'agissait d'un transfert d'argent pour aider sa grand-mère malade, effectué via un système informel.

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Le restaurant Pasta e Pizza, co-fondé par M. Taan et les frères Bruzzaniti, est également au cœur des investigations. L'un des frères, Bartolo Bruzzaniti, est un membre présumé de la mafia calabraise ‘Ndrangheta. M. Taan affirme n'avoir jamais été au courant des activités criminelles de son associé.

Des incohérences et des questions subsistent dans le dossier. La précision de la triangulation téléphonique utilisée pour relier M. Taan à M. Devesa Mera est remise en question. De plus, l'absence de plainte de l'administration fiscale pour la fraude fiscale intrigue la défense.

Le procès se poursuit

Les audiences reprendront le jeudi 21 mars. La justice devra déterminer la culpabilité ou non de M. Taan et des autres accusés dans ce trafic international de cocaïne qui éclabousse la Côte d'Ivoire.

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