Menace terroriste en Côte d’Ivoire : les cibles à risque étudiées

Le risque de menace terroriste en Côte d’Ivoire a fait l’objet d’un échange entre les forces spéciales des Etats-Unis en Afrique et le chef d’État-major ivoirien.

Le général de brigade Dagvin Anderson, à la tête d’une délégation d’AFRICOM (Commandement américain pour l’Afrique), s’est imprégné une heure durant, de la perception de la menace terroriste par les armées ivoiriennes et les réponses sécuritaires qui lui sont opposées, notamment avec le dispositif « Frontière étanche », indique une note de l’armée ivoirienne. 

Les hôtes américains ont eu droit à un exposé sur carte du chef d’état-major ivoirien matérialisant les zones à risques et déclinant les modes d’actions terroristes auxquels la Côte d’Ivoire pourrait faire face, une démarche fortement partagée par la délégation américaine.

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Au cours des échanges qui se sont déroulés au Cabinet du chef d’Etat-major général des armées de Côte d’Ivoire, les deux généraux ont passé en revue la situation sécuritaire globale en Afrique Sub-saharienne, avec « une convergence de vues sur la persistance du fléau et sur les solutions pour le contenir puis l’éradiquer ». 

« La situation au Sahel nous concerne davantage, en ce sens que nous sommes le seul pays ouest africain, qui fait frontière avec deux des pays touchés par le fléau du Djihadisme », a dit le général Lassina Doumbia, qui a fait une analyse de la situation sécuritaire régionale.  

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Cette séance de travail, au-delà du partage d’informations, a été également le lieu d’échanges d’opinions et d’analyses de la situation au Sahel. Les forces américaines pour l’Afrique fournissent l’essentiel du renseignement aux armées de la région subsaharienne, une zone difficile d’accès mais d’une importance géostratégique énorme.

« Le Sahel est le seul point de jonction entre deux grandes franchises du djihad dans le monde que sont l’Etat Islamique représenté par Adnane Abou Walid al-Sahraoui et Al-Qaida au Maghreb Islamique que dirige l’insaisissable Mokhtar Belmokhtar », dira en substances le Commandant des Forces Spéciales des Etats-Unis pour l’Afrique.

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Pour les pays ouest-africains, il y a donc urgence à confiner la menace, a-t-il poursuivi, laissant entendre que cela passe par la sensibilisation des populations mais surtout, par le partage d’informations entre les cellules de renseignement des pays de la sous-région.

Le commandement des Opérations spéciales pour l’Afrique est un démembrement du Commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), basé à Stuttgart et dirigé par le général Stephen J. Townsen.

C’est un commandement unifié pour l’Afrique créé par le Département de la Défense des États-Unis en 2007 et opérationnel depuis 2008. Il coordonne toutes les activités militaires et sécuritaires des États-Unis sur ce continent.

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