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Ratifications de 3 conventions internationales par la Côte d’Ivoire : les femmes de la CISL-DIGNITÉ réclament 6 mois de congé de maternité

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by Christian Binaté
Femmes de la CISL-DIGNITÉ
Femmes de la CISL-DIGNITÉ © Crédit photo DR

Les droits des travailleuses en Côte d’Ivoire font l’objet de revendications par la CISL-DIGNITÉ. La commission femmes de ce syndicat demande la ratification de trois conventions de l’OIT.

La commission femmes de la Confédération Ivoirienne des Syndicats Libres (CISL-DIGNITÉ) a appelé, le gouvernement ivoirien à ratifier trois conventions adoptée par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à savoir : la Convention 183 sur la maternité, la Convention 189 relative aux travailleurs et travailleuses domestiques et la Convention 190 sur la violence et le harcèlement en milieu de travail.

Cet appel a eu lieu au cours d’un point de presse animée, au siège de la CISL-DIGNITÉ, par la Présidente de ladite commission Mambo Charlotte.

Pour la commission femmes de cette centrale syndicale ces conventions sont le socle d’un monde qui promeut le travail décent. A chacune de ses conventions des propositions pour soutenir la ratification de celles-ci ont été faites par les femmes syndicalistes.

Concernant la C183 relative à la maternité, les femmes proposent « une rallonge de 22 semaines (environ 6 mois) pour permettre l’épanouissement des femmes en vue de les rendre efficientes sur les lieux de travail », a plaidé la présidente Mambo Charlotte. Les femmes soutiennent que pour « une mère césarisée 3 mois sont insignifiant pour qu’elle puisse se rétablir et retrouver toutes ses énergies ».

En plus, il se pose la question de « la sécurité et la fragilité d’un enfant de trois mois qu’elles doivent laisser  entre les mains de domestiques qui ne sont pas toutes habilitées à s’occuper d’un enfant de cette tranche d’âge », ont elles soutenue de vive voix. Ces six mois qu’elles réclament favoriseraient, à les en croire, une « réduction de stress sur le lieu de service » dû aux interrogations ou angoisses liées aux bébés qu’elles abandonnent chaque jour.

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Au titre de la convention 189 relative aux travailleurs et travailleuses domestiques, les femmes de la centrale encouragent le gouvernement à la ratifier puisqu’elle « permet à cette catégorie travaillant au noir de bénéficier de conditions de travail équitables et décentes et d’avantages sociaux comme tous les autres travailleurs », ont-elles justifiées. A noter que plus de 80% des travailleurs domestiques sont des femmes. En Côte d’Ivoire,  la situation reste préoccupante « vu le nombre d’abus et de plaintes enregistrées par le syndicat de cette corporation », soutiennent-elles.

Pour la C190, convention qui traite la question de la violence et du harcèlement en milieu de travail, les femmes syndicalistes souhaitent que la Côte d’Ivoire puisse rejoindre les 9 pays Africains l’ayant ratifiée.  Son adoption par notre pays, selon la Présidente Mambo, est gage d’un environnement de travail sain et productif exempt des comportements dégradants.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du programme de partenariat entre la Confédération Ivoirienne des Syndicats Libres (CISL-DIGNITÉ) et la Confédération des Syndicats Chrétiens de Belgique (ACV-CSC).

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