Amédé Kouakou à Dimbokro : « Bédié nous demande de nous associer au FPI qui a commis des crimes »

Le ministre Amédé Kouakou et les chefs Baoulé de Bouaflé, le samedi 16 mars 2019

Le ministre Amédé Kouakou était récemment à Dimbokro pour y rencontrer des notables. Une mission difficile au cours de laquelle, comme partout en pays baoulé, la notabilité s’est étonnée de ne pas voir à ses côtés, les fils de la région, qui leur parlent habituellement du PDCI.

Dans son discours prononcé en Baoulé, le ministre Amédé Kouakou qui avait à ses côtés de nombreux collaborateurs, a expliqué les raisons de sa rupture et celle d’autres cadres du Grand centre, avec le PDCI et Henri Konan Bédié. Nous voulons la paix prônée par le président Houphouët-Boigny, en vue de développer notre pays », a-t-il souligné.

A lire aussi. Amédé Kouakou répond à Bédié depuis Divo : « Aucune menace ne nous fera peur »

Pour lui, le PDCI-RDA de 2019 « est resté aujourd’hui entre les mains des seuls Baoulé. Au Nord, il n’y a plus de militants du PDCI », a-t-il laissé entendre, s’indignant de la rencontre entre Bédié et la notabilité à Yamoussoukro, une sortie qui a fait dire à une personne dans l’assistante, parlant en parabole du pays baoulé, que celui qui se présente comme l’émissaire du Président Alassane Ouattara faisait la même chose en rencontrant la notabilité baoulé de Dimbokro et en s’exprimant en Baoulé, comme ce qu’il dénonçait chez Bédié.

Expliquant la raison profonde de la crise entre les dissidents du PDCI conduits par Daniel Kablan Duncan et les militants restés loyaux à la ligne du parti septuagénaire, Amédé Kouakou a laissé entendre : « on nous demande de nous associer au FPI qui a commis des crimes. Ceci n’est pas possible ».

Comme partout où il est passé, le ministre a fait beaucoup de dons à ses hôtes. Ceux-ci dans leur majorité ont rappelé qu’ils demeurent PDCI et qu’ils souhaitaient que les dissidents du PDCI fassent la paix avec Henri Konan Bédié, qui a contribué à leur nomination au sein du gouvernement.

Elvire Ahonon