« Affi a délibérément choisi de ne pas être un extrémiste de gauche ou de droite »

Le président du FPI, Pascal Affi N’guessan, a été convié le samedi 21 décembre 2019 par le Gouvernement ivoirien à une rencontre avec le président Macron.

Nourris à la sève du Marxiste-Léninisme, de la contestation permanente et du nihilisme primaire, certains Ivoiriens croient encore aujourd’hui, naïvement, qu’un bon opposant c’est celui qui s’oppose à tout ce qui vient du pouvoir, qui dit non à tout et à rien à la fois.

Pour ces flagorneurs, tout gain politique doit s’obtenir par la lutte. Et tout ce qui n’a pas été obtenu dans la confrontation avec le pouvoir établi n’a pas de valeur. Ainsi, même ce qu’ils peuvent obtenir par la discussion ou la négociation, ils préféreront l’obtenir de « haute lutte ». Ça flatte leur ego et cela suffit à leur bonheur.

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Pour Affi, les plus belles victoires sont celles qu’on gagne sans combattre. En cela, force est de reconnaître qu’il y a quelque chose de Mahatma Gandhi ou de Martin Luther King chez Pascal Affi N’guessan. Certains esprits rétrogrades auraient souhaité le voir vêtir le costume d’un Malcom X des tropiques alors qu’eux-mêmes sont sagement assis dans leur salon feutré en train de « combattre » l’impérialisme sur le clavier de leur ordinateur.

Le président Affi a délibérément choisi de ne pas être un extrémiste de gauche ou de droite mais d’être lui-même ; un authentique amoureux de la Côte d’Ivoire. Partout où il sera invité pour défendre sa vision de développement inclusif de son pays, il ne se débinera pas.

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Faute d’avoir été conviés à rencontrer le président Macron, des apprentis politiciens, nostalgiques, envieux et revanchards essaient de ternir l’image du président Affi. Ce qu’ils ignorent, c’est que la France est le premier partenaire politique, économique, financier et diplomatique de la Côte d’Ivoire. Refuser de rencontrer le Chef d’Etat d’un pays si important pour la Côte d’Ivoire est une décision plus émotive que politique.

Gbagbo n’a t il pas financé la campagne de Chirac ? N’a t il pas offert des champs pétroliers à Total et le terminal à conteneur du port d’Abidjan à Bolloré après avoir renouvelé le contrat CIE avec Bouygues sans appel d’offres ? Pourquoi lui, le supposé chantre du panafricanisme a t il posé de tels actes si ce n’est parce qu’il faisait de la politique ? N’est-ce pas parce qu’il faisait de la politique qu’il a fait la fête avec les assassins de Boga Doudou, son compagnon de toujours, et qu’il leur a même servi de chauffeur à Abidjan ?

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Pour un homme politique qui ambitionne de porter son pays au firmament du développement, c’est à l’occasion de ce type de rencontres qu’on consolide son carnet d’adresses, qu’on échange sereinement avec ses adversaires politiques et qu’on rassure les milieux d’affaires. Ne pas comprendre cela, c’est ne pas comprendre ce qu’est la politique moderne qui elle, se nourrit essentiellement de réseaux relationnels.

Ces réseaux qui ont cruellement fait défaut au FPI lorsqu’il affrontait le RDR de 2000 à 2011. Avec humilité, Affi a su tirer les leçons des échecs de notre politique de la refondation. Il n’est donc pas disposé à commettre les mêmes erreurs. Voilà pourquoi il a choisi de faire la politique différemment. Et c’est cette posture qui est intelligente et stratégique.

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