Grève à l’école : La belle initiative des journalistes ivoiriens

« Le média citoyen’’ a organisé une grande conférence-débat sur la grève à l’école ivoirienne. Elle s’est tenue mardi 19 mars 2019 à Abidjan-. Les acteurs de l’Education nationale et ceux de l’Enseignement supérieur ont constitué les panels.

Donner la parole aux différentes parties pour enfin trouver une solution à cette crise qui secoue l’école ivoirienne depuis deux mois’’, tel est l’objectif de cette conférence débat. Pour les acteurs de l’Education nationale notamment et respectivement l’intersyndical de l’enseignement de préscolaire et primaire publique de Côte d’Ivoire (ISEPP-CI) et secrétaire général de l’Inter syndicales des fonctionnaires de Côte d’Ivoire l’Etat fait une entrave à la liberté syndicale.

« Nous avons le droit de nous syndiquer. L’Etat doit lever toutes les sanctions à l’encontre des enseignants grévistes et mettre en place au plus vite un forum de discussion pour tous les fonctionnaires», a indiqué David Bli Blé. Pour Honorine Assia, presidente des ‘’Mamans indignées de Côte d’Ivoire’’, une association de parents d’élèves, si la revendication est un droit pour les enseignants, leur devoir est également l’enseignement.

« Nous avons le droit de nous syndiquer. L’Etat doit lever toutes les sanctions à l’encontre des enseignants grévistes et mettre en place au plus vite un forum de discussion pour tous les fonctionnaires»

«Les enseignants doivent jouer la carte de la sincérité avec l’Etat de Côte d’Ivoire. La revalorisation des salaires des enseignants est une réalité en Côte d’Ivoire, l’Etat fait des efforts, les enseignants doivent également faire la leur en respectant le calendrier pour que les enfants puissent passer en classe supérieur avec un bon niveau d’étude », a-t-elle signifié.

A lire aussi : Côte d’Ivoire : La Cosefci décrète la grève illimitée à l’école, en dépit du gel des comptes des enseignants

Le deuxième panel a vu la participation des acteurs de l’Enseignement supérieur notamment le Prof., secrétaire général de la Coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC) et maître-assistant à l’université de Cocody. Pour les deux panélistes, l’école est en crise en Côte d’Ivoire par l’unique faute de l’Etat de Côte d’Ivoire particulièrement des autorités universitaire notamment , le président de l’Université Félix Houphouët-Boigny.

« Les nouveaux dirigeants de l’Université ne sont pas prêts à discuter. Le système LMD n’existe que de nom en Côte d’Ivoire. Parmi les 200 meilleures universités au monde, il n’y a pas une université de Côte d’Ivoire, pourtant nous, enseignants de l’Université de Côte d’Ivoire nous intervenons dans ces universités aujourd’hui classées parmi les meilleurs»

« Les nouveaux dirigeants de l’Université ne sont pas prêts à discuter. Le système LMD n’existe que de nom en Côte d’Ivoire. Parmi les 200 meilleures universités au monde, il n’y a pas une université de Côte d’Ivoire, pourtant nous, enseignants de l’Université de Côte d’Ivoire nous intervenons dans ces universités aujourd’hui classées parmi les meilleurs», a expliqué Konabein Yéo.

Selon Johnson Kouassi, pour les élections des dirigeants des Universités, une nouvelle approche est nécessaire. Il l’a exprimé en ces termes : « Ce sont des nominations déguisées. Actuellement nous ne faisons pas d’assemblée générale parce que nous voulons donner une chance aux discussions». Plusieurs associations des droits de l’homme de Côte d’Ivoire et des syndicats d’élèves et étudiants étaient présents à ce rendez-vous.

Roxane Ouattara