Me Blessy répond à Gnamien Yao : « La candidature de Bédié n’est pas l’enjeu du moment »

Me Jean-Chrysostome Blessy et Gnamien Yao

Ivoiresoir.net vous propose la réponse de Me à , sur la candidature d’Henri Konan Bédié, président du -RDA, à la présidentielle de 2020.

Je suis Me , avocat et militant du PDCI RDA. C’est, en ma qualité de simple militant que je réponds à cette publication que j’ai reçue, sur Watsapp, de la part d’un ami, non militant d’un parti politique, mais depuis peu, sympathisant du PDCI RDA.

Cette publication serait de mon frère,  le ministre Gnamien Yao. Sous réserve de l’authenticité de ces propos, l’auteur dit ceci: « (…) Je tiens à préciser que le ministre Jean-Louis Billon n’est pas dans les confidences du président Bédié, en ce qui concerne sa candidature ou non à la présidentielle de 2020…

Le président Henri Konan Bédié,  aujourd’hui comme hier ce fut le cas du président Félix Houphouët-Boigny, sait compter sur le sens de discernement de ses militants pour savoir que dans l’état actuel de la démocratie pluraliste dans notre pays, donner une suite favorable aux sollicitations pour sa candidature à la présidentielle, est un acte de paix et d’amour pour la patrie… ».

Cette sortie, je le pense profondément, est plus que folklorique et est détachée de toute prise avec les enjeux majeurs du moment pour le , notre parti! Elle est inopportune, mal à propos et non pertinente pour les exigences du moment. Je suis bédiéiste et je n’ai jamais rencontré personnellement le militant Billon. Mes propos sont dictés par le seul intérêt du et de la Côte d’Ivoire.

Il faut, après analyse, admettre que la sympathie dont nous sommes aujourd’hui bénéficiaire,  ne vient pas des seuls militants du PDCI. Le penser serait une grave erreur.

Cette sympathie, nous l’avons:

-de la part bien sûr, des militants purs et durs du PDCI.

-de la part de ceux de nos militants qui s’étaient éloignés du parti après l’appel de ,  ou même plus tôt, à mesure que s’exprimait l’apparentement du PDCI (de son chef) avec le RDR.

– des membres des partis de l’ancien régime, FPI Sangaré comme Affi, Cojep et autres mouvements de la société civile apparentée.

– des Ivoiriens qui ne s’exprimaient habituellement pas politiquement.

– des opposés à ADO

-des déçus du RDR

– des déçus de la politique du président actuel.

– des inquiets de la propension autocratique actuelle. Etc.

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Et c’est le desapparentement du PDCI et de son président qui ouvrent la voie à de nouvelles espérances pour la Côte d’Ivoire qui fait converger vers le PDCI toutes ces personnes. Alors, il faut le dire, ce courant actuel ne se nourrit pas de ce débat. La mise en place de la nouvelle plateforme politique doit éloigner de nous de telles opinions.

Car, au lieu d’alimenter la dynamique de sympathie, il conduira à la stopper ! Arrêtons de nous auto-flageller avec ce type de débat ! La bonne destinée nous donne, nous PDCI, après le coup d’état,  une nouvelle chance, abandonnons nos vieux réflexes,  pour bien la mesurer et mieux la saisir. Que Billon soit candidat aujourd’hui, je m’en moque! Que ce soit Bédié ou tout autre, ce n’est pas l’enjeu du moment. Je ne me bats pas aujourd’hui pour tel ou tel autre, mais pour le PDCI et la Côte d’Ivoire.

Chaque jour qui passe de nos combats, nous exposons nos vies. Il faut revenir, par respect pour nous-mêmes, à des préoccupations plus constructives. Allons, bénévolement dans nos villes, villages et campagnes, sensibiliser pour mettre à néant la confusion qui s’est entretenue entre PDCI, et les candidats qui habituellement étaient des nôtres.

Allons réfléchir à capitaliser, pour la Côte d’ivoire, par des réflexions qui vont au-delà des personnes et du parti, et qui peuvent aider à la construction d’institutions fortes et non partisanes. Arrêtons ce débat ! La convention le réglera.  Venez aider le secrétaire exécutif à travailler… Ce sujet, c’est du folklore qui en l’état, ne rend pas service, ni au PDCI, ni à la Côte d’Ivoire. Évitez de faire penser que cet ultime combat du sphinx de Daoukro est mesquin et pour son seul intérêt personnel. Ce qui, évidemment, est faux!

J’ai parlé ce jour, afin que nul n’en ignore !

Me Jean-Chrysostome Blessy

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