Dans une analyse politique ce 7 mars 2025, Ferro Bally examine les tensions préélectorales en Côte d'Ivoire. La succession d'Houphouët-Boigny et la question identitaire au centre des débats.


« La Côte d'Ivoire bande à nouveau les muscles », avertit Ferro Bally dans une analyse politique approfondie des enjeux de la présidentielle 2025. L'analyste décrypte les mécanismes d'une tension croissante, héritée des luttes de succession post-Houphouët-Boigny et ravivée par les récentes controverses autour de Cheick .

Selon Bally, les échéances électorales en Côte d'Ivoire demeurent « ses moments privilégiés de règlements de compte et d'explications musclées », un constat qui trouve son illustration dans l'actualité politique.

Les héritages empoisonnés

L'auteur retrace l'histoire des divisions politiques depuis 1993. « Le feu venait d'être mis aux poudres », écrit-il en évoquant la première crise successorale entre et . Cette rivalité historique a engendré le schisme du avec la création du en 1994.

La création du et ses conséquences illustrent, selon l'analyse de Bally, la persistance de ces rivalités. Il cite notamment l'impact sur des institutions comme le Prix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, dont la dernière cérémonie a été reportée sine die.

Les nouveaux défis

Ferro Bally pointe particulièrement la récente polémique autour de Cheick Tidjane Thiam. Il rapporte les propos du ministre Serey Do Célestin remettant en cause les origines du président du PDCI-RDA, et souligne le silence révélateur du gouvernement face à cette controverse.

L'analyste met en garde contre ce qu'il qualifie d' »avant-goût de la campagne électorale », rappelant que les « ingrédients se réunissent pour une autre présidentielle sous haute tension et des lendemains explosifs ».

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