Les microbes attaquent de jour comme de nuit à Abobo Plaque 1 : 1 mort, des femmes gravement blessées

Des microbes ont encore agressé et tué à Abobo Plaque 1

C’est l’insécurité totale à dans la commune d’. Le vendredi 15 mars 2019, aussi bien en pleine journée que dans la nuit, une bande armée de ‘’’’ a encore sévi. Les membres ont jeté leur dévolu sur les riverains de ce quartier faisant plusieurs victimes dont un mort selon des témoins

On croyait le phénomène éradiqué. Que non ! Les enfants armés de machettes et de couteaux appelés  ‘’microbes’’ continuent de sévir, en toute impunité, dans la commune d’. A Plaque 1, sous quartier d’Abobo, plaque tournante de la criminalité juvénile, les jours passent et ces hors la loi continuent de faire parler d’eux de la mauvaise manière. En effet, des scènes d’une violence insoutenable se sont produites, d’abord en pleine journée, puis aux environs de 22 heures dans la nuit d’hier.

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Dans la journée, ce sont des cours entières qui ont été assaillies par les « microbes », qui se sont attaquées particulièrement à des femmes (voir image). Plusieurs blessées graves ont été enregistrées, et heureusement pas de morts parmi les victimes. L’attaque a duré plus d’une heure, sans que la police n’intervienne.

Assurés de bénéficier d’impunité, ces ‘’dévastateurs’’ se sont une fois de plus attaqués aux vaillants habitants, une fois la nuit tombée. L’attaque de la nuit a soulevé un vent de panique chez les vendeuses de nuit, conducteurs de taxi, clients etc. Chacun a pris ses jambes à son cou. Car personne ne voulait être témoin. « Sortis des ravins, ‘’les microbes’’ sont arrivés armés de machette. Sans perdre de temps, ils ont commencé à s’attaquer aux passants et aux vendeuses de nuit en arrachant tout ce qu’ils avaient sur eux », explique un habitant du quartier désemparé.

Le bilan fait état de plusieurs blessés à l’arme blanche et d’un mort selon certaines indiscrétions. Rappelons que le maire d’Abobo, Hamed Bakayoko est le ministre de la Défense de l’Etat de Côte d’Ivoire. Un Etat dans le lequel l’insécurité est grandissante en général, et particulièrement dans cette commune d’Abobo peuplée de plus d’1 millions d’habitants. Le ministre d’Etat-député-maire, pilier du pouvoir avait mené campagne, notamment sur la fin de l’impunité accordée aux « microbes ».

De fait, pendant la campagne des municipales, le phénomène s’était estompé à Abobo. « Si vous croisez  un policier ou un gendarme qui veut vous fatiguer, dites-lui attention, je suis la maman, je suis le frère d’Hamed Bakayoko. Je vais veiller à ce que vous soyez protégé, respecter », avait-il dit devant une foule de partisans, le 5 septembre 2018 ». Cette nouvelle attaque meurtrière des « microbes » d’Abobo vient rappeler que, contrairement aux promesses électorales, le phénomène est loin d’être éradiqué à Abobo.

Karina Fofana