L'Union africaine appelle la Côte d'Ivoire à éviter les conflits passés avant l'élection présidentielle d'octobre 2025. Un message fort pour la paix.
« Il est vital que la Côte d'Ivoire ne renouvelle pas les démons du passé. » Cette citation de M. Mahamat Saleh Annadif, leader de la délégation de l'Union africaine (UA), résonne dans le contexte actuel du pays, alors qu'il se prépare pour l'élection présidentielle d'octobre 2025. Le 12 juin 2025, à Abidjan, l'UA a réuni les responsables de la Coalition pour l'alternance pacifique (CAP-CI) et du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) pour discuter de la manière de garantir un climat paisible durant les élections.
Le poids du passé
Les crises politiques antérieures, en particulier celles de 2002 et 2010-2011, ont laissé des cicatrices. La mémoire des violences et des conflits est encore présente dans l'esprit des Ivoiriens. L'UA cherche à instaurer un dialogue constructif, une démarche bien accueillie par plusieurs acteurs politiques. M. Annadif a affirmé : « Nous venons en amis pour soutenir la Côte d'Ivoire. » Cette mention illustre l'urgence d'un cadre propice à la paix.
Dialogue avec le RHDP et la CAP-CI
Les discussions entre l'UA et les partis ont souligné l'importance d'éviter des erreurs passées. Adjoumani Kouassi, porte-parole du RHDP, a reconnu que le dialogue est essentiel. « Nous consolidons tous les acquis en vue d'élections pacifiées », a-t-il déclaré, affirmant la nécessité de bâtir un avenir serein.
Du côté de la CAP-CI, Simone Ehivet Gbagbo a exprimé le besoin d'une intervention de l'UA pour assurer des élections « paisibles, propres et inclusives ». Cette volonté de collaboration entre différentes forces politiques pourrait contribuer à créer un climat de confiance.
Préparer l'avenir
La radiation de figures politiques comme Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam ajoute à l'atmosphère tendue. Ces situations rappellent l'importance d'un cadre électoral qui respecte les droits de tous les candidats. Les partis doivent s'engager à garantir la transparence et l'inclusion.
M. Annadif a également évoqué le rôle de l'UA, qui consiste à accompagner la Côte d'Ivoire dans son chemin vers des élections équitables. Les semaines à venir seront décisives pour installer les bases d'un scrutin serein.
Le message de l'Union africaine est clair et doit être entendu. L'appel à laisser derrière soi les « démons du passé » est impératif pour la Côte d'Ivoire. À l'approche de l'élection présidentielle de 2025, il est primordial de favoriser le dialogue et l'engagement de tous les partis. La stabilité future du pays en dépend, et les espoirs de paix doivent guider les efforts des acteurs politiques. L'attention se porte désormais sur les procédures à mettre en place pour garantir un processus électoral harmonieux.
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