Premier live public de Blé Goudé : « Au Ghana, l’organisation d’élection est un fait banal »

Premier live de Charles Blé Goudé après sa sortie de prison ce mercredi 27 mars 2019
Premier live de Charles Blé Goudé après sa sortie de prison ce mercredi 27 mars 2019

Chose promise, chose due, le premier live de Blé Goudé. Le leader de la galaxie patriotique s’est adressé à ses partisans ce mercredi 27 mars 2019. Nous vous proposons quelques extraits de son discours.

« Le 1er février 2019, à 19h, les portes de la prison se sont ouvertes pour le président et moi. Ajourd’hui, je peux enfin m’adresser à vous. Pendant ces longues années de détention, j’ai sans cesse pensé à vous (…) », a dit d’emblée Charles Blé Goudé au plus haut niveau de sa forme.

Aussi a-t-il ajouté : « Je n’encouragerai aucune tentation de vengeance ni aucune velléité de revanche. Vengeances sur vengeances, revanches sur revanches, ne feront que précipiter notre pays dans l’abîme, dans le chaos, bref dans un déclin irréversible ».

Par ailleurs, le proche collaborateur de Laurent Gbagbo a déclaré : « Savoir reconnaître ses erreurs, assumer ses responsabilités quelles qu’elles soient, voilà la vraie voie vers la rédemption.  Chers compatriotes, mon engagement pour la paix et la réconciliation n’obéit à aucune tactique politicienne, il est sincère. Au Ghana, l’organisation d’élection est un fait banal. Nous devons travailler à doter notre pays d’institutions fortes. Permettez-moi d’insister et d’espérer que les fils et les filles de la Côte d’Ivoire se parlent à nouveau pour mettre le pays sur les rails ».

A lire aussi : Les premières images et paroles de Blé Goudé libre au Pays-Bas : « Mon esprit est déjà tourné vers l’avenir de notre pays »

En outre, il a dit : «  En ce qui me concerne, je ferai ma part. Et comme je l’ai toujours répété, je serai un instrument au service de la paix et de la réconciliation dans mon pays. Nous devons travailler à doter notre pays d’institutions fortes et crédibles qui puissent traverser le temps et non des institutions assujetties aux intérêts du parti au pouvoir ».

Et d’ajouter : « Quel que soit ce que chacun aura vécu, nous devons nous pardonner. Tout comme nous devons inscrire notre engagement et notre culture politique dans une compétition saine, c’est-à-dire débarrassée de toute violence et surtout loin des armes ».

Prince Beganssou


Personnalités liées avec l’article