Ce que font les soldats français en Côte d’Ivoire

Emmanuel Macron a rendu visite le 20 décembre 2019 aux forces françaises en Côte d’Ivoire, le deuxième contingent de troupes prépositionnées en Afrique après Djibouti.

Le colonel Frédéric Gauthier, commandant des forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI), compare volontiers le camp de Port-Bouët, à Abidjan, à une sorte de porte-avions : une plate-forme depuis laquelle des missions aussi nombreuses que variées peuvent être conduites dans le cadre d’une nature luxuriante. C’est là qu’Emmanuel Macron est arrivé, hier soir, pour un réveillon de Noël anticipé avec les troupes françaises.

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Environ 950 soldats sont stationnés sur cette base opérationnelle pour veiller aux « intérêts stratégiques de la France » sur la côte ouest et le centre du continent africain. Il s’agit du deuxième contingent de troupes prépositionnées en Afrique après celui de Djibouti, à l’est. La présence française dans le pays se fond loin dans l’histoire de la colonisation de cet Etat posé au bord de l’Atlantique sud.

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Aujourd’hui, les militaires français y forment les forces armées de la Côte d’Ivoire (Faci) et s’entraînent régulièrement à leurs côtés. « Quand un soldat ne fait pas la guerre, il s’entraîne à faire la guerre », souligne le colonel Gauthier. Surtout, en cas de besoin, ces soldats sont susceptibles d’être déployés pour mener à bien tout type d’opérations (évacuation, mission humanitaire…). Ainsi, ils appuient la force Barkhane qui se trouve plus au nord, sur la bande désertique du Sahel. Ils acheminent notamment les ressources qui arrivent à Abidjan jusqu’à Niamey, au Niger, ou Gao, au Mali. LIRE LA SUITE

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