Comment Mamadou Koulibaly a cherché à se rapprocher d’Alassane Ouattara, avant de rejoindre Gbagbo

Dans ce portrait peu flatteur, Said Penda, nous parle d’un Mamadou Koulibaly qui a tenté de se rapprocher de Ouattara avant de rejoindre Gbagbo.

S’il est un homme politique ivoirien qui a fait une percée depuis un moment au sein de l’opinion publique de l’Afrique francophone, c’est incontestablement Mamadou Koulibaly. Mais la plupart de ceux qui applaudissent ses propos purement populistes, savent-ils réellement qui est cet homme ? J’en doute, car même s’il est vrai que l’anti-francisme et le french bashing à la mode dans bien d’anciennes colonies françaises a pour corollaires l’explosion de la déraison, je suis de ceux qui pensent que la capacité à analyser froidement n’a pas abandonné tous les francophones, fort heureusement.

LIRE AUSSI: Déchets toxiques en Côte d’Ivoire: Said Penda accuse Gbagbo

Quand Mamadou Koulibaly retourne en Côte d’Ivoire au début des années 90 auréolé de son titre d’agrégé en économie, il cherche d’abord à se rapprocher d’Alassane Ouattara, sans succès. Quand l’actuel président ivoirien est nommé Premier ministre d’Houphouët Boigny en Novembre 1990, Mamadou Koulibaly tente à nouveau, en vain, de prendre langue avec celui qu’il considère alors comme son aîné.

Mais le calendrier d’Alassane Ouattara ne lui permet pas de rencontrer Mamadou Koulibaly qui, las d’attendre une audience, jette son dévolu sur la famille politique du criminel de guerre Gbagbo, qui venait de créer le FPI (véritable front national à l’ivoirienne). C’est donc par pur opportunisme, mais aussi apparemment par simple dépit, Koulibaly considérant avoir été rejeté par Ouattara pour qui il nourrissait une sorte de fascination que l’homme rejoint la bande à Gbagbo. Sans vergogne, le libéral Mamadou Koulibaly pose donc ses valises au FPI, parti qui revendique un ancrage dans une gauche antilibéral. Ce ne sera pas l’unique contradiction de Mamadou Koulibaly.

LIRE AUSSI: Kyria Doukoure sur les 8 universités : « Ouattara n’est pas un menteur, il est maintenant un mythomane »

Pendant les 10 années de règne Gbagbo, comme ministre puis président de l’assemblée nationale, il rivalise de zèle avec les autres dignitaires d’une formation politique dont le discours islamophobe et anti-dioulas ont provoqué le massacre de plusieurs milliers d’Ivoiriens du nord et/ou musulmans, comme Mamadou Koulibaly. Ceux des analystes bien imprégné du microcosme politiques ivoirienne et camerounais l’ont baptisé le « jean de dieu momo » ivoirien, en référence au bouffon ministre délégué à la justice de Paul Biya, le Bamiléké qui a accepté de pactiser avec un régime Biya notoirement bamiphobe. Non, ce genre de personnage ne mérite pas mon respect. Je n’ai que mépris pour ce specimen et Mamadou Koulibaly, pour moi, ne peut s’écrire qu’en minuscule.

« Celui qui se fait passer aujourd’hui pour le pape de la vertu avait pourtant offert un passeport diplomatique ivoirien à sa maîtresse devenue officieusement conseillère en communication, la Suisso-camerounaise Nathalie Yamb »

Saïd Penda

Celui qui se fait passer aujourd’hui pour chantre du panafricanisme a été une des grandes figures d’un régime Gbagbo dont le fascisme a d’abord ostracisé les Africains: Burkinabé, Maliens et Guinéens notamment, massacrés par milliers durant les années Gbagbo (voir vidéo). Tous ces crimes, Mamadou Koulibaly ne les a critiqué que du bout des lèvres, et encore, seulement après la chute du criminel de guerre Gbagbo. Tous ces crimes anti-panafricains du régime Gbagbo, Nathalie Yamb les a vécu et a même été une complice, ne serait-ce que passive, puisqu’elle était sur place en Côte d’Ivoire.

LIRE AUSSI: Gbagbo et Nady Bamba bras dessus bras dessous à Bruxelles: François Kency demande pardon à Simone Ehivet

Celui qui se fait passer aujourd’hui pour le pape de la vertu avait pourtant offert un passeport diplomatique ivoirien à sa maîtresse devenue officieusement conseillère en communication, la Suisso-camerounaise Nathalie Yamb. Voilà donc comment, alors même qu’elle servait encore à MTN à Abidjan, contre toutes les règles éthiques de la multinationale sud-africaine, la nouvelle coqueluche des panafricons est devenue « diplomate ivoirienne ». Ça a collaboré avec le régime xénophobe anti-panafricain du criminel de guerre Gbagbo et ça se fait passer pour une panafricaniste. A vomir de dégoût!

Disons pour conclure que les Ivoiriens sont plutôt très lucides sur le cas Mamakou Koulibaly qui ont relégué le parti de l’opportuniste sans aucune conviction au niveau le plus marginal dans toutes les structures électives.

Personnalités liées avec l’article