Discussions syndicats-gouvernement, les enseignants unanimes : « Ce n’est pas encore la levée de la grève » (Pacôme Attaby)

Abdoulaye Kouyaté, directeur de cabinet de Kandia Camara

Un cadre de discussion a débuté lundi 18 février 2019 entre les syndicats et le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. ‘’Se parler, se comprendre et trouver des solutions pour le bien être du système éducatif’’, est l’objectif de la rencontre entre les syndicats grévistes et le ministère.

Pour , porte-parole de la Coalition secteur éducation/ formation (), ce cadre de discussion n’est nullement la levée du mot d’ordre de grève. « Nous sommes allés en grève parce que nous n’avions pas d’interlocuteurs en face de nous. Aujourd’hui, l’Etat de Côte d’Ivoire a compris qu’il faut aller à une table de négociation et cela est une bonne chose. Nous voulons de la satisfaction à nos revendications.

Nous n’en sommes pas encore à la levée de la grève, nous sommes dans un cadre de discussion syndicats-gouvernement et c’est déjà un bon départ », a-t-il indiqué. David Bli Blé, porte-parole de l’Intersyndicale de l’enseignement primaire public de Côte d’Ivoire (ISEPPCI), à son tour a prévenu que ce cadre de discussion se doit d’être productif.

Il l’a exprimé en ces termes : « Pour le moment nous observons, nous prenons acte de tous ces discours nous souhaiterons avoir des réponses sur nos différentes préoccupations nous sommes prêts à la discussion. Que ces pourparlers ne soient pas déjà bloqués. Nous voulons des discussions productives et qui puissent nous permettre de régler définitivement nos questions. Nous sommes des enseignants et notre souci est de faire en sorte que le système éducatif ait de bons résultats que nous ayons à former des enfants de qualité. C’est donc pour cela que nos revendications ne sont pas seulement d’ordres pécuniaires mais aussi d’ordre technique ».

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Représentant , ministre de l’Education nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, son directeur cabinet, avant d’en appeler au sens du devoir pédagogique de tous les acteurs du système éducatif, a indiqué que la ministre a souhaité que le chronogramme de discussion entamé induise chez les syndicalistes la levée ou du moins, la suspension des mots d’ordre de grève.

« Notre mission commune est de préserver l’école ivoirienne d’une crise qui n’en finit pas. Faisons tous preuve dès lors de probité intellectuelle, de transparence et de confiance les uns dans les autre », a-t-il souhaité. La grève des enseignants du système éducatif a commencé le 20 novembre 2018, pour trois jours, elle a repris le 22 janvier 2019, et ce jusqu’à ce jour.

Ils revendiquent dans cette grève entre autre la suppression des cours de mercredi, l’indemnité de logement le relèvement au double de toutes les primes scolaire, l’instauration de l’intendance aux centres d’examen, la rémunération de la surveillance des examens le payement de 500 000 aux enseignants ex-contractuels et l’intégration à la fonction publique du résiduel des contractuels radiés de 2014 pour faits de grèves.

Roxane Ouattara

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