Une délégation de l'Union Africaine a échangé le 12 juin 2025 à Abidjan avec la CAP-Côte d'Ivoire pour garantir des élections présidentielle pacifiques en octobre prochain.
L'élection présidentielle d'octobre 2025 en Côte d'Ivoire se prépare dans un climat de tensions politiques. Ce 12 juin, une délégation de l'Union africaine, menée par M. Mahamat Saleh Annadif, a rencontré à Abidjan les responsables de la Coalition pour l'alternance pacifique (CAP-CI) ainsi que ceux du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). L'objectif de cette rencontre était de favoriser des conditions claires et sereines pour la prochaine élection.
Les discussions ont abordé la nécessité d'écouter tous les partis pour éviter des scènes de violence et rappeler les périodes de crise du passé. L'accent a été mis sur l'importance d'une élection paisible, soutenue par des acteurs régionaux.
Dialogue entre l'Union africaine et les partis politiques
Dans une déclaration à l'issue de la rencontre, M. Mahamat a affirmé : « Nous avons eu un échange très constructif avec les responsables du RHDP. Ils ont promis de faire tout ce qui est possible à leur niveau pour garantir des élections dans de bonnes conditions. » Cette remarque souligne la volonté des deux partis de collaborer pour apaiser le climat politique.
Le porte-parole principal du RHDP, Adjoumani Kouassi, a également salué l'engagement de l'Union africaine. « Nous consolidons tous les acquis pour aller vers des élections pacifiées », a-t-il déclaré, insistant sur les précédents dialogues politiques réussis.
Du côté de la CAP-CI, Simone Ehivet Gbagbo, ex-Première dame et porte-parole de l'organisation, a également exprimé un souhait pour des élections « paisibles, propres et inclusives ». « Nous voulons que l'Union africaine intervienne pour garantir un processus électoral juste », a-t-elle ajouté. Son appel à la collaboration entre les différentes forces politiques témoigne de l'urgence d'assurer un climat serein avant les élections.
Sécuriser le processus électoral
Le contexte devient plus sensible avec la radiation de plusieurs figures politiques, dont Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam. M. Mahamat a insisté sur la nécessité d'éviter tout retour à des tensions passées. « Il est vital que la Côte d'Ivoire ne renouvelle pas les démons du passé », a-t-il affirmé. Cet appel à l'unité est particulièrement pertinent dans le climat actuel où la confiance est mise à l'épreuve.
Les femmes et hommes politiques doivent naviguer dans un environnement complexe, oscillant entre espoir et récits de violence. La situation requiert un cadre clair et sécurisant pour tous les acteurs, afin de bâtir un avenir politique stable.
La stabilité en Côte d'Ivoire est essentielle non seulement pour le pays, mais également pour la région. Mahamat Annadif a rappelé que la Côte d'Ivoire, considérée comme un leader dans la sous-région, doit éviter de sombrer dans la violence. Les turbulences en Afrique de l'Ouest soulignent ce besoin de maintien de la paix.
Les prochaines semaines seront déterminantes avec des interactions prévues entre l'Union africaine et la Commission électorale indépendante (CEI), ainsi qu'avec le Conseil national des droits de l'Homme. Les collectivités doivent exemplifier des dialogues fructueux et un respect des droits de chaque candidat.
La mission de l'Union africaine s'inscrit dans un cadre d'appui et de suivi pour garantir des élections conformes aux standards internationaux. L'engagement des différentes personnalités, telles que les envoyés de l'UA ainsi que divers consultants, est un gage d'authenticité dans la mise en œuvre des réformes électorales.
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