Renforcement des capacités du secteur public: la Côte d’Ivoire à l’école de la Banque mondiale

La Côte d’Ivoire et la Banque mondiale ont procédé, ce 23 septembre 2019, à la signature du Projet pour le renforcement des capacités du secteur public.

Sous la supervision du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, la signature de la convention a été faite pour l’Etat de Côte d’Ivoire, par le ministre de l’Economie et des Finances, et celui en charge du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo et pour la Banque mondiale par son Vice-président chargé des ressources humaines, Ousmane Diagana.

Selon M. Diagana, le programme permet aux pays donateurs d’insérer leurs cadres dans différentes unités du groupe de la Banque afin de renforcer leurs capacités. Il contribue également à renforcer les capacités et permet d’avoir un pool de personnel qualifié, de jeunes professionnels ou des cadres confirmés qui pourraient potentiellement être retenus par les unités de recrutement de la Banque mondiale au terme de leur mission.

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Les candidats ivoiriens devront être titulaire d’un diplôme d’au moins BAC+4 et avoir une ancienneté de cinq ans au sein des ministères intervenants dans l’élaboration des politiques et programmes au niveau national et sectoriel. Ils doivent justifier d’une certaine connaissance de la banque mondiale et maîtriser la langue principale de travail à la Banque qui est l’anglais.

Tout en promettant la transparence, la compétence et l’exigence dans le processus, le Vice-président de la Banque mondiale a souligné que le programme offre deux fenêtres de recrutement soit au siège où dans les bureaux pays. «Je voudrais aussi insister sur la nécessité de proposer des nominations sur la base de mérite et conformément aux critères tel que précisé dans les termes de références », a-t-il indiqué.

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Ousmane Diagana a relevé qu’au début du processus, son institution va s’accorder avec les pays participants sur les domaines sectoriels et techniques prioritaires pour lesquels le recrutement du personnel s’avère nécessaire. Tous les pays participants au programme, y compris la Côte d’Ivoire, pourront alors soumettre une liste de trois candidats par poste. Les dossiers seront évalués avec rigueur et selon les critères définis dans les termes de références.

Renforcement des capacités du secteur public: la Côte d’Ivoire à l'école de la Banque mondiale

Les candidats retenus auront un contrat initial de deux ans avec possibilité de prorogation d’une année supplémentaire payée par le fonds. Les frais de missions, de formation, et d’autres coûts indirects seront pris en charge par les départements employeurs au sein de la Banque mondiale.

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Satisfait de l’adhésion de la Côte d’Ivoire à ce programme, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly a salué cette initiative qui permettra aux participants d’être outiller pour revenir participer au développer de leur pays et de servir la Banque mondiale. Il a exprimé la fierté de son pays à être le premier pays à adhérer à ce programme avant d’inviter les autres à emboîter le pas à la Côte d’Ivoire.

La Banque mondiale emploie actuellement 102 ivoiriens, dont 11 assument, à différents niveaux, des responsabilités managériales et décisionnelles très importantes.

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A ce jour, en plus de la Côte d’Ivoire, le programme compte 17 pays donateurs que sont  l’, la , le , la , la France, l’Allemagne (BMZ, GIZ)), l’, l’ (MOFA, MELS), le Japon, la , le , les Pays Bas, la Norvège, l’, la , la Suisse et le Royaume Uni.

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