« Gbagbo devient acteur et non arbitre » : Quand Affi donne les détails de sa rencontre ratée avec Gbagbo

Le président du (), Pascal a animé une conférence de presse le samedi 23 mars 2019 à Cocody-M’Badon. Cette sortie fait suite à sa rencontre manquée avec .

Pour lui, Laurent Gbagbo n’est pas le président du parti. « Ce voyage ne s’est pas soldé par le succès que nous attendions et que tous les ivoiriens attendaient. Le voyage s’inscrivait dans le cadre d’une visite de compassion au président Laurent Gbagbo ensuite une visite de solidarité mais surtout pour qu’ensemble nous abordions la question de l’unité du FPI », a fait savoir Affi.

Je suis toujours ouvert à une autre rencontre mais elle doit s’organiser dans un autre contexte et par d’autres personnes. Laurent Gbagbo devient acteur et non arbitre.

« Ce voyage a été préparé à travers l’initiative et la médiation d’un ami du président Gbagbo en l’occurrence Emmanuel Acka, ancien ambassadeur de Côte d’Ivoire au Ghana et donc ami du FPI. Depuis juillet 2018, j’ai repris contact avec lui et il s’est avéré que le président Gbagbo pouvait me recevoir. C’est ainsi que je me suis rendu à Paris où il résidait déjà afin que nous fassions chemin ensemble vers Bruxelles », a expliqué le président du FPI.

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« A mon arrivée et à ma grande surprise, il y a changement de programme. Au lieu de prendre la direction de Bruxelles, on me dit qu’un journaliste de est déjà pré positionné pour recevoir une déclaration que je devrais faire autour principalement de la question de la reconnaissance du président Laurent Gbagbo comme le président du FPI », s’est-il étonné.

C’est Laurent Gbagbo qui a permis que je sois président du FPI depuis juillet 2001. Même étant en prison à Bouna j’étais toujours le président du parti. On me dit que si je ne fais pas cette déclaration, le président Gbagbo ne va pas me recevoir. J’ai dit car cela ne tienne, je rentre donc à Abidjan. Je rentre à Abidjan déçu de son attitude. Parce qu’en réalité, il veut mon assassinat politique.

A en croire l’ex-premier ministre, « j’ai dit à Emmanuel Acka ici à Abidjan que je ne pouvais faire une telle déclaration ni aujourd’hui, ni demain. Parce que le président Laurent Gbagbo n’est pas le président du FPI ; il est président fondateur du parti ; il est notre chef. Où a-t-il été élu ? A la Haye ? Ce qui ne vous appartient pas, vous ne pouvez pas faire usage d’une quelconque notoriété pour l’approprier ». C’est Laurent Gbagbo qui a permis que je sois président du FPI depuis juillet 2001. Même étant en prison à Bouna j’étais toujours le président du parti. On me dit que si je ne fais pas cette déclaration, le président Gbagbo ne va pas me recevoir. J’ai dit car cela ne tienne, je rentre donc à Abidjan. Je rentre à Abidjan déçu de son attitude. Parce qu’en réalité, il veut mon assassinat politique. », a dénoncé Affi.

Je suis toujours ouvert à une autre rencontre mais elle doit s’organiser dans un autre contexte et par d’autres personnes. Laurent Gbagbo devient acteur et non arbitre. Je suis disposé à faire tous les sacrifices nécessaires dans le respect de la dignité. Je ne mérite pas ce que Laurent Gbagbo m’a fait ; ce n’est pas digne de nous deux. Il ne m’a pas ramassé dans la rue. Tu as été élu président de la République, la présidence du FPI va te rapporter quoi ? », a nuancé Affi N’Guessan.

Karina Fofana