Le procès du trafic de 3 tonnes de cocaïne à San Pedro continue de livrer ses secrets. Fernand Dédeh raconte la journée du 28 mars 2024.

Le commissaire Dosso, chef de la police criminelle de San-Pedro, s'est retrouvé au cœur d'une tempête judiciaire après que son numéro de téléphone ait été retrouvé dans le portable du chef du cartel, Miguel Devesa.

Le commissaire Dosso a affirmé avoir rencontré Devesa par l'intermédiaire d'un opérateur économique local. Il l'a présenté comme un investisseur potentiel dans un projet d'énergie solaire. Cependant, il s'est avéré que Devesa était en réalité un baron de la drogue qui utilisait la société d'énergie solaire comme couverture pour son trafic.

Manipulation ou règlement de comptes ?

Le commissaire Dosso nie toute implication dans le trafic de drogue et affirme avoir été manipulé par Devesa. Il soutient que l'Espagnol lui a présenté un projet d'investissement crédible et qu'il n'était pas au courant de ses activités criminelles.

Cependant, les accusations portées par Devesa et les incohérences dans les déclarations du commissaire Dosso jettent un doute sur sa version des faits. Les avocats de la défense, flairant une opportunité, comptent exploiter ces zones d'ombre lors de leurs plaidoiries le 11 avril prochain. Ils exigent des preuves matérielles pour étayer les accusations du « parrain » et tenteront de démontrer que leurs clients ont été victimes de manipulation ou de règlement de comptes.

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L'affaire du commissaire Dosso soulève des questions troublantes sur la corruption et l'infiltration du crime organisé dans les institutions ivoiriennes. Le verdict du tribunal, attendu le 11 avril, sera scruté de près par l'opinion publique.

En attendant, le commissaire Dosso reste en détention provisoire à la Maison d'arrêt et de correction d' (MACA).

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