A quoi servent les institutions de la 3è République ? La société civile s’informe à Jacqueville

Regroupement des Acteurs Ivoiriens des Droits de l’Homme (RAIDH)

Quelles sont les actions, les attributions et les missions des institutions et autorités administratives indépendantes de la constitution de la 3è République de Côte d’Ivoire ? La société civile ivoirienne en séminaire à Jacqueville, pour s’informer et se former, autour du thème : « Concertation des OSC sur les réformes institutionnels et constitutionnelles en Côte d’Ivoire ».

C’est un fait : la majorité des citoyens ivoiriens n’ont pas grandes connaissances du rôle de nombreuses institutions, notamment, la Chambre des rois et chefs traditionnels, la Haute autorité pour la bonne gouvernance, l’Inspection générale d’Etat, etc.

C’est donc pour combler cette insuffisance que le Regroupement des acteurs ivoiriens des droits de l’homme () a réuni, grâce à un appui financier de la (), une trentaine de leaders d’Organisations de la société civile (OSC), pour deux jours de réflexion, à Jacqueville. 

« Nous devons bien comprendre leur rôle, dans l’optique d’améliorer nos relations avec elles et voir ensemble dans quelles mesures interagir »

Saluant l’initiative du RAIDH, Florian Karner, représentant résident de la KAS a souligné qu « Aucune démocratie ne peut être fiable sans une société civile forte ». Elle doit être l’éveil de conscience des décideurs politique et en même temps le régulateur de la société afin de pouvoir contrôler l’action publique pour une meilleure gestion de l’Etat et trouver sa place entre la politique et la société car « Si la société civile est trop proche de la politique, elle perd sa crédibilité ».

Pour ce faire, elle doit être formée et informée, d’où l’atelier qui mène une réflexion profonde sur les nouvelles réformes qui trouve son sens pour une Côte d’Ivoire où chaque citoyen et institution  jouent pleinement leurs rôles pour le bien-être des populations.

Pour Bamba Sindou, coordonnateur général du RAIDH, la société civile étant, selon l’article 26 de la constitution, l’une des composantes de l’expression de la démocratie et qui contribue au progrès sociale et démocratique ne saurait rester sans voie. C’est pour cette raison que l’organisation qu’il dirige a organisé ces deux journées de réflexions afin de permettre à leur membres de s’imprégner des différentes reformes institutionnelles et constitutionnelles de cette constitution.

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Regroupement des Acteurs Ivoiriens des Droits de l’Homme (RAIDH)

Ce, afin de contribuer à l’éducation des concitoyens et concitoyennes pour améliorer, d’une part, leurs relations avec mais aussi de les engager à adopter des comportements civiques vis-à-vis des biens et édifices publics, d’autres parts. Aussi, Bamba Sindou souhaite-t-il mieux appréhender la position de représentants des ONG dans certaines structures. « Nous devons bien comprendre leur rôle, dans l’optique d’améliorer nos relations avec elles et voir ensemble dans quelles mesures interagir », a-t-il indiqué.

« Si la société civile est trop proche de la politique, elle perd sa crédibilité »

Quant à la représentante du ministère auprès du Président de la République chargé des Droits de l’Homme, elle a salué la volonté des OSC à contribuer au mieux à l’amélioration des conditions des populations, en se formant et vulgarisant ses réformes. Car pour elle, « » . La représentante de la ministre a invité le RAIDH à produire des résolutions au sortir de cette rencontre et à les transmettre au cabinet, comme souhaitée par la ministre, elle-même.

Prince Beganssou

« L’émergence ivoirienne ne peut réussir que si le développement atteint chaque individu » (Konrad-Adenauer-Stiftung)