Accès des femmes aux terres en Afrique : Une réflexion est menée à Ouagadougou

Séminaire foncier rural à Ouaga
Séminaire foncier rural à Ouaga

Un panel d’experts, de bénéficiaires et d’acteurs du domaine foncier mènent une réflexion à depuis ce lundi 29 àctobre 2018. Un séminaire sous régional placé avec pour thème : « La sécurisation foncière et les droits d’accès de la femme à la terre en milieu rural en Afrique de l’ouest : Acquis, insuffisances, défis et perspectives ».

Présent depuis 2 ans au Burkina Faso, au et au , Programme  pour le Dialogue sous régional en Afrique de l’Ouest de la (KAS) a, par le biais de son programme  » Un seul monde sans faim 2 – Les Droits fonciers des femmes en Afrique de l’Ouest (Ewoh 2) » a réuni les acteurs pour réfléchir sur les questions du foncier dans la sous-région.

Pour , le coordonnateur du programme Ewoh 2 cette rencontre a pour but d’analyser l’état des lieux des droits d’accès  de la femme à la terre dans les différents pays  en vue d’une meilleure promotion. , secrétaire d’Etat  auprès du ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la famille, charge des affaires sociales des personnes vivant avec un handicap et de la lutte contre l’exclusion du Burkina a déclaré que les femmes ont majoritairement des droits restreints et provisoires alors qu’elles constituent la main-d’œuvre par excellence dans le monde agricole.

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« ce sont pourtant elles qui sont les plus utilisatrices de la terre, pilier du développement de l’espace Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest () », a-telle ajouté la secrétaire d’Etat. Par ailleurs, elle a souhaité que lagriculture de l’Afrique de l’ouest réagisse aux transformations démographiques, sociales et économiques de la région, au risque que la formulation des politiques devienne plus complexe.

En outre, Ivette Dembélé ne s’est pas arrêtée là. Elle a plaidé auprès des décideurs, des autorités coutumières et religieuses afin qu’ils accordent une place de choix à la promotion des droits fonciers de la femme et aux questions relatives à la succession d’abord et ensuite, a invité à mettre en place des stratégies innovantes par pays pour promouvoir de façon efficiente et durable les droits d’accès de la femme au foncier rural.

L’ambassadeur de la à Ouagadougou, , n’est pas resté en marge de cette rencontre. L’occasion lui a été donnée de féliciter l’initiative qui pour lui, vise à rétablir les femmes dans leur droit foncier.A l’en croire : « Elles ont leur rôle à jouer alors qu’elles sont confrontées à des difficultés dans la législation au niveau du foncier », a-t-il dit. De ce fait, il projette qu’au-delà de cette conférence sous-régionale, des réponses soient trouvées  sur le terrain dans les différents pays présents afin que la femme puisse jouir de ses droit en matière foncière.

 » la femme ne doit, cependant, pas seulement être celle qui exploite la terre, mais avoir aussi la possibilité d’en être propriétaire »

Présent au séminaire, , représentant adjoint de la KAS a déclaré : « c’est dans le but de régler les disparités liées à l’accès aux terres et surtout d’autonomiser la femme que le a été créé. Ce, pour qu’elle puisse jouer son rôle «d’aide », d’actrice indispensable dans toute quête de développement ». Aussi, a-t-il ajouté que la femme ne doit, cependant, pas seulement être celle qui exploite la terre, mais avoir aussi la possibilité d’en être propriétaire à part entière.

Confiant en la capacité de la femme qui est maillon clé dans la société africaine, le représentant adjoint de la KAS a soutenu qu’une fois propriétaire, la femme pourra non seulement exploiter la terre, mais pourra bénéficier des financements auprès des banques et autres institutions financières. ce qui va permettre d’accroître la productivité des terres et l’essor économique des ménages et aussi et surtout de réduire la pauvreté.

Enfin, Peter Koch a plaidé pour que chacun use des pouvoirs et des privilèges dont il dispose pour peser dans la balance pour que les conclusions qui seront prises au cours de cette conférence puissent être mises en œuvre pour le bien-être de la femme Ouest-africaine. Il est a noter que des ivoiriens, des togolais, des béninois et des burkinabè prennent part à ce séminaire qui se tiendra sur deux jours.

Prince Beganssou

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