Marche catholique à Abidjan : les auteurs des menaces de mort toujours libres

Pourquoi les auteurs des menaces de mort vers les participants à la marche catholique initialement prévue le 15 février 2020 n’ont-ils pas été arrêtés ?

À DOUBLE VITESSE.

Depuis le dimanche 26 janvier 2020, le procureur de la République du Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, Adou Richard, est officiellement aux trousses de Kamagaté Youssouf et Soumaïla Yéo.

Les deux individus, militants affichés du RHDP, ont lancé des appels aux meurtres des chrétiens catholiques pour le premier, des Baoulé et Bhété, supposés militants du PDCI-RDA et du FPI, pour le second.
Le tollé suscité sur la toile par ce terrorisme a poussé le procureur Adou à sortir de sa réserve.

Mais la montagne est en train d’accoucher d’une souris.

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Si l’étudiante Diane Blé a rapidement été arrêtée, jugée et condamnée à un an de prison pour avoir rapporté un post sur la profanation de la tombe de DJ Arafat, ces deux personnes intolérantes passent entre les mailles du filet de la justice alors que leur menace de mort reste pendante.

La marche pour la paix, à l’origine de leurs accès d’hystérie, a certes été transformée en cérémonie de prière mais cela n’a pas totalement mis fin à leur colère de farouches partisans d’ADO alors que la manifestation se tiendra le samedi 15 février 2020.

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Et la justice ivoirienne se retrouve encore ainsi à double vitesse. Pour paraphraser La Fontaine, il faut constater, une fois de plus, que selon que tu es proche du pouvoir Ouattara ou de l’opposition, les jugements de cour te rendront blanc ou noir.

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