Soro regrette de n’avoir pas écouté Gbagbo: Abi-Daman lui répond: « je ne saurai te soutenir et t’accompagner dans tes remords et regrets »

Koné, secrétaire général adjoint du et donc proche de l’ex-président de l’Assemblée nationale n’a que faire des regrets de .

Guillaume Soro à Katiola :

« Aujourd’hui, GBAGBO doit être en train de se moquer de moi et il a raison. Il m’avait averti, je ne l’ai pas écouté. Aujourd’hui, je demande pardon aux Ivoiriens, j’irai partout, à l’ouest demander pardon. Aujourd’hui, ce sont mes propres frères qui m’appellent rebelle. Ce sont eux qui disent que j’ai cassé la . Héée l’homme !!! Je me suis vraiment trompé. Je ne pouvais pas imaginer que sous Ouattara, tous ceux qui s’approchent de Soro pouvaient aller en prison. Vraiment, je me suis trompé ».

Message d’Abi-Daman Koné à Soro :

M. le président du et président d’honneur du RACI, je me permets dans cette adresse de te tutoyer, car partageant avec toi les valeurs de gauche. Ces valeurs-là qui nous recommandent la camaraderie excluant toute formule évocatrice des frontières sociales.

Des propos rapportés plus haut, transparaît de toute évidence les regrets d’un homme amer trahi par les siens. Fait inhabituel, je ne saurai ici te soutenir et t’accompagner dans tes remords et regrets loin s’en faut. Car en réalité, j’estime que tu ne t’es point trompé. Se tromper, c’est involontairement s’inscrire dans le faux au désavantage du vrai ou du juste. Or depuis septembre 2002 jusqu’à l’aboutissement de ta lutte armée en avril 2011, la conscience du combattant que tu es t’a résolument guidé sur le chemin de la vérité.

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La ségrégation politique et identitaire récurremment sanglante dont était victime M. Ouattara avec pour victimes collatérales tes compatriotes du nord nécessitait, justifiait et légitimait ton action héroïque de 2002. La frustration électorale qui visait M. Ouattara à l’issue des présidentielles de 2010 nécessitait, justifiait et légitimait ton combat pour le respect du choix du peuple.

En ta double qualité de croyant et d’homme de gauche, et donc partisan des justes causes, tu as agi en conformité avec ta conscience, portant le combat de l’homme Ouattara non pas parce qu’il était ton congénère du nord ou du Tchologo, mais bien parce qu’il avait avec lui la vérité. Et par conséquent, nulle raison légitime d’avoir des regrets.

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Seulement vois-tu, dans la vie, tous ceux dont on défend les droits ne sont pas forcément eux-mêmes des hommes droits et justes. De même que les pauvres que l’on assiste par devoir d’humanité ne sont pas tous naturellement enclins à la générosité une fois riches. Dans ton combat pour la cause de Ouattara et des siens, tu était mû par de nobles principes auxquels tu a été abreuvé par ta formation d’homme de gauche quand eux étaient mus par des intérêts sournois.

M.Gbagbo qui a une solide expérience de la politique et de la vie et qui de ce fait connaissait mieux que toi la vraie nature de ses adversaires, peut bien se moquer de toi aujourd’hui. Mais sache qu’au procès de Dieu et de ta conscience, tu ne peux qu’être absous. Et quand on a avec soi la vérité et son indissociable soutien divin, on finit toujours par être réhabilité et hissé au dessus des manigances des humains. Tout n’étant qu’une question de temps. Ce temps qui est un autre nom de Dieu.

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